Je suis
assise sur des baffles de concert, quelqu'un qui me dépasse
à ma droite. On regarde l'agitation qui règne autour
de nous. Les techniciens qui hurlent des ordres, d'autres musiciens
qui accordent leurs instruments.
Tout à coup, il me prend la main, et la
serre comme si il avait peur que je lui échappe. Par un
effort surhumain, je lui rends cette étreinte tandis que mon
cœur bat la chamade. Il tourne son regard vers moi, plongeant
ces yeux dans les miens. Plus rien n'existe autour, nous sommes
seuls au monde. Un petit sourire s'étire sur ses, si
magnifiques, lèvres. Et sans qu'aucun de nous deux n'ait
prononcé un seul mot, nos visages se rapprochent, plus
près que jamais. Nos lèvres s'effleurent, je sens son
souffle caresser ma peau, tandis que sa main se détend
autour de la mienne. Viens le moment fatidique
...
« Tututut - tututut -
tututut »
Je mets
quelques minutes pour émerger.
C'est
déjà la troisième fois que ce rêve me
torture. Et que ce soit mon réveil ou mes chats, y'a
toujours quelqu'un pour le gâcher -_-‘'. C'est une main
lourde que je jette sur mon réveil. [le pauvre
-_-‘]
Estєℓℓє :
Eh Mae, on doit se lever là non ?
Aujourd'hui, 18 avril 2007, je suis à une place
convoitée par nombre de filles en France. Après
plusieurs et intenses jours de négociations, on a
convaincu mes parents de nous emmener voir Tokio Hotel en
concert à Nancy, moi et ma meilleure amie, Maeliss
[précises que
c'est pour ça qu'elle dort dans mon lit et pas pour autre
chose ^^]
Mae
me répond par un vague grognement dont je ne comprends pas
la signification. Etant à moitié dans les vapes et
légèrement frustrée [ben oui c'est sûr ... on la
comprend hein ? ^.^] j'ai
fait la bêtise de me rendormir. [magnifique idée
non ?] Maeliss en a fait
autant, pensant peut-être aux mêmes choses,
plutôt agréables, que moi. Comme pour me punir de
cette faiblesse [car c'en est une ^^] je n'ai pas re-rêvé [bien fait !]
Il était 4h30. Ce n'est que 2h plus
tard que ma mère nous a réveillé en
douceur.
Mαmαn
: Mais vous n'êtes pas prêtes ?
QUOI ? VOUS N'ETES MEME PAS REVEILLEES ?
Bien
dégoûtée et énervée contre moi je
me lève en vitesse grand V et me retourne pour secouer Mae,
qui avait été plus rapide que moi et se trouvait
déjà dans la douche. Ma mère me lance un
regard désespéré avant de crier en direction
de mon père ...
Après que tout le monde soit sorti de ma
chambre je me lache ...
Estєℓℓє :
Et
m*rde !
... en
pensant très fort que le suicide n'est pas la bonne solution
car dans quelques heures je vais voir ceux qui comptent le plus
pour moi depuis maintenant 4 mois.